La diversification de la formation professionnelle du clergé

La diversification de la formation professionnelle du clergé

La diversification de la formation professionnelle du clergé

Contribution à une gestion durable des œuvres diaconales au sein de l’Eglise Evangélique Luthérienne du Cameroun

Jusqu’à quelques années récentes, les formations professionnelles n’étaient que l’apanage des laïcs. Au lendemain du changement de mentalité, on assiste de nos jours à l’accès aux formations professionnelles du clergé. La formation professionnelle, voire continue, est essentielle en vue d’exercer un ministère efficient et efficace. Pour ces formations, devraient être concernés le clergé ordonné. A cet effet, l’Eglise a la possibilité de leur proposer des opportunités de développement professionnel et personnel. Jadis, et même encore visible à présent, le clergé en plus de sa vocation pastorale a eu le plus souvent un attachement lié soit à l’agriculture, soit à l’élevage. Ces cas de figures pouvaient conduire à une formation professionnelle afin non seulement de booster leur rendement mais de les rendre plus compétents.
Formation variée
La professionnalisation des formations s’accompagne d’une diversification croissante des spécialités dans l’analyse des relations entre formations et emplois. Elle devient nécessaire pour la politique et la vision de l’Eglise. Ces formations peuvent être engagées soit à l’initiative du clergé lui-même ou alors par l’Eglise à travers l’octroi des bourses. C’est ce que je qualifie d’ailleurs de motivation personnelle, de prédisposition ou alors de révolution positive. Depuis quelques temps ; on note au sein du clergé de l’EELC une diversification de formations professionnelles (journaliste ; enseignant ; assistante sociale…). C’est une action salutaire et à encourager que de se faire former dans les disciplines autres que la théologie. Ce genre d’initiative est très capital en ce sens que, au départ, l’Eglise fût l’affaire de la parole de Dieu. C’est-à-dire prêcher l’Evangile. A travers la bonne nouvelle, les premiers missionnaires ont vu le besoin non seulement de prêcher l’Evangile, mais de relever ce qui était important pour l’homme pour assurer son plein épanouissement. D’où la création des œuvres diaconales. Il s’agit des structures d’éducation (écoles, collèges, centres d’alphabétisation…), des structures sanitaires (hôpitaux, centre de santé, clinique), des structures de formation dans le domaine biblique et théologique.
Synergie entre les laïcs et le clergé
Les œuvres diaconales de notre Eglise sont majoritairement constituées des laïcs. Ceux-ci apportent leur expertise pour le développement des structures de l’Eglise. Parfois on assiste à des départs volontaires pour des raisons diverses. A cet effet, pour résoudre en partie cette difficulté, il serait souhaitable que le clergé soit formé. Etant « propriétaire » d’une chose, on ne saurait l’abandonner pour d’autres fins. L’inconvénient de ces départs constitue non seulement une perte énorme des compétences, mais pourrait constituer pour l’Eglise de potentiels concurrents. Avec les reformes intervenues à l’Institut Luthérien de Théologie de Meiganga (ILTM) où le concours se fait depuis 1995 avec le diplôme sanctionnant la fin du parcours du secondaire (Baccalauréat), on y enregistre une multitude de séries (A, C, D, F). C’est donc dire qu’au terme de la formation théologique qui est celle de base, le pasteur a la possibilité de se faire former encore dans d’autres domaines professionnels. A l’exemple de l’Eglise Catholique Romaine, où la majorité de ses Institutions sont dirigées par des Prêtres ou des Sœurs ayant des formations diverses dans les domaines variés : banque, pédagogie, médecine, anthropologie, agriculture, communication, diplomatie, marketing… Cette politique sera d’un grand apport au développement de l’Eglise, de la société et une meilleure appropriation des enjeux au sein de ses œuvres diaconales. A moyen et à long terme, cette action pourra résoudre la question des départs volontaires des laïcs de l’Eglise. Et par conséquent, assurer la pérennité de la vie de l’EELC. Ce projet a pour objectifs de : détecter les talents des uns et des autres, faciliter une diversification des emplois, disposer d’un clergé qualifié, améliorer le cadre du travail même si le problème de gestion des ressources humaines pourrait se poser.

Mme Anne D’Alexendrie MOUSSA
Ingénieure

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